dimanche 28 mars 2010

SPORT BOULES PASSION : Gérard PELLET exemple à suivre (3/3)


CSB : Où penses-tu trouver de nouvelles sources de motivation ?
GP : Pour moi rien  n’a change . avec Jean Michel FERRE  un super gars (cadre technique dans l’Isère ) et entraineur depuis deux saisons à mes côtés, nous parlons le même langage et avons les mêmes objectifs, à savoir la formation et la progression des jeunes sans les démolir. On le prouve  sur le terrain car nous   avons le 1er tour en club le plus jeune de France ( 17 ans, 18, 19, 19, 23, 24 ) et 4 joueurs de l’équipe nationale qui porte mon nom ont moins de 25 ans .  

CSB : Si tu devais choisir trois mots, l'un commençant par C, l'un par S, l'un par B pour décrire ou illustrer notre sport?
GP :   C comme CONVIVIALITE
          S  comme SERIEUX         
          B comme BONHEUR

CSB : Quelle question aurais-tu aimé que je te pose et quelle réponse y aurais tu apporté ?
GP : Nous sortons des JO d’hiver et j’aurai voulu que tu me demandes si un jour on pourrait  être discipline olympique. Je t’aurai repondu que j’attends cela depuis longtemps car ce serait merveilleux pour notre sport et tres encourageant pour l’avenir…car en termes d’images et d’audience on est trop à la  « ramasse". Heureusement que des gens comme toi s’investissent.
Et pour terminer, j’aurai voulu que tu m’interroges, non pas sur mon avenir mais sur celui de la Rhodanienne car le secteur (15 sociétés) que nous représentons n’a plus les moyens financiers de poursuivre l’aventure malgré de très bons  résultats sportifs.
Alors verra t’on un jour ce groupe de copains jouer en élite 1 en club sportif et dans le super 16 en traditionnel ?…
Dans tous les cas, la réponse de nos dirigeants sera accueillie avec beaucoup d'émotion tellement ce groupe est soudé et pour l’instant pas prêt à arrêter l’aventure. Nous croisons les doigts car une séparation  ne serait pas facile  à vivre.

vendredi 26 mars 2010

SPORT BOULES PASSION : Gérard PELLET exemple à suivre (2/3)

Culture Sport Boules : Comment en es tu arrivé à t'occuper de formation de jeunes ? 
Gérard PELLET : tout naturellement car j’adore la jeunesse et j’adore organiser : c’est pourquoi je trouvais  les rencontres en CFB  super avec cette ambiance "vestiaires" en plus des choix tactiques qu’il fallait operer tout au long de la compétition .



CSB : As tu suivi un cursus de formation particulier ?
GP : Non , rien de particulier : passage du brevet de formateur 1er degré en 2000 suivi du         2ème degré  en 2001

CSB : Wael LABIDI et Pierre PONTONNIER ont décroché chacun une médaille d’or lors du dernier mondial à NICE.  Quel est ton avis sur ces deux joueurs ?
GP : Pour moi , ce sont 2 garçons très attachants voire timides, sérieux et travailleurs pour arriver aux résultats que l’on connait .

CSB : Quelles ont été pour toi les autres images fortes de cette manifestation ?
GP : Hormis les victoires françaises, la 1ère médaille d’or pour le Monténégro avec PETKOVIC en combiné, la puissance de BRNIC  le croate en sportif , les 2 argentins (sans boules racleuses ) que j’avais envie d’aider dans ce contexte international et enfin très heureux pour WAEL,  délaissé par la Tunisie au dernier moment mais avec les conseils de son entraineur et devant ses supporters, sa victoire est encore plus belle .      

CSB : Un titre mondial est sûrement l’objectif ultime qu’un entraineur peut avoir. Sur quel projet allez-vous rebondir ?
GP : Bien sûr que ce  titre mondial glané par PIERRE en relais et surtout celui remporté en doubles à ZAGREB l'année dernière avec son equipier de club maxime DIANA resteront à jamais gravés dans ma mémoire mais personnellement, je n’y suis pour rien dans leur preparation physique. 
Je ne me considère pas du tout comme un entraineur  qui forme des athletes mais comme un manager général qui met tout à disposition pour que les gamins se sentent bien et jouent dans les meilleures conditions possibles. J’essaye de  leur apporter tactiquement et techniquement  ce que j’ai appris sur le terrain aux côtés des plus grands joueurs français.
Donc pas de lassitude et toujours beaucoup de challenges à relever avec tout d’abord ce titre de champion de France des clubs avec la rhodanienne à essayer de conserver en N  1.



mercredi 24 mars 2010

SPORT BOULES PASSION : Gérard PELLET exemple à suivre (1/3)


Les billets précédents étaient un hommage à tous qui, aux quatre coins de la France, font vivre le Sport Boules et cherchent à transmettre leur savoir et leur expérience aux autres. Parce que pour eux, SPORT BOULES rime avec PASSION.
Si un bouliste devait représenter cet état d'esprit et cette culture du don aux autres, il s'agit de Gérard PELLET. Joueur de haut niveau, il consacre également de son temps à la formation des jeunes et est à l'origine de l'émergence de Pierre PONTONNIER, que l'on peut considérer comme le meilleur joueur de sa génération (voir l'interview qu'il avait consacré à Culture Sport Boules avec Frédéric MARSENS).
Gérard PELLET, avec grande gentillesse, a accepté de revenir sur son parcours qui l'a amené au Sport Boules et à répondre à quelques questions pour Culture Sport Boules (ce dont je le remercie grandement).

Il est né en ISERE (38 ) le 8 juin 1955. Ses grands parents, puis ensuite ses parents, ont tenus un petit café de campagne avec un clos de boules attenant, c’est pourquoi il a connu tout gamin la boule lyonnaise.
Mais sa passion pour le foot est bien plus forte car il joue avec l'équipe du village et avec ses potes de sortie du samedi soir. Il est vrai qu'à l'époque, les CFB  et les clubs sportifs n’existaient pas et l’ambiance du foot était pour lui formidable …
Il joue au foot jusqu'en 1980, date à laquelle on lui fait prendre conscience qu'il peut reussir dans le monde bouliste en le faisant participer à un stage national au CREPS  de MACON .
Bonne pioche car en 1981,  il représente la France au BOL D’OR à CASABLANCA (MAROC) aux côtés de Michel PIERRE (TOULOUSE) et d’un certain Pierrot SAN MARTIN  (MARSEILLE), joueur complet de l'époque.
Depuis ce jour, il pratique le haut niveau avec toujours le souci de se faire plaisir et d’aider les autres donc pas question de rejoindre un club uniquement pour l'argent. Il a toujours mis en avant la convivialité dans ses choix. C’est pourquoi en 30 ans de carrière, il n'a porté les couleurs de seulement 6 clubs : l’ASCUL LYON   (équipe LAPIERRE), VALENCIN (équipe FAURE) , VOIRON  (équipe BROCHIER), MONTELIMAR (équipe NOHARET), GRENOBLE EYBENS (équipe JACQUEMIER) et depuis 6 ans LA RHODANIENNE où il essaye d’apporter son expérience et surtout d’encadrer les jeunes pour qu’ils gravissent progressivement les echelons sans se brûler les ailes avant d ‘intégrer un club de l’elite ou une equipe du super 16 ….(et pourquoi pas ensemble !!).

jeudi 11 mars 2010

FABLE : L ARBRE DE LA FORMATION (4/4)

Moralité

La mission de cette fable n’était pas de vous faire sourire mais de vous faire réfléchir. Espérons qu’elle aura atteint son but.

Ce qui se passe aujourd’hui des jeunes (baisse des licences) est en train d’arriver au niveau des seniors. Si chacun ne se sent pas concerné par ce sujet du renouvellement de nos effectifs, par la formation et la découverte de notre discipline aussi bien auprès des jeunes que des adultes, nous n’aurons plus de licenciés à nos vieux jours pour pouvoir trouver des oppositions pour faire une partie de boules.

Le savoir faire s’acquière par la formation que peut dispenser la direction technique nationale et par l’expérience qui sera acquise par la pratique du terrain.

Alors, peut être, certains d’entre vous se rappelleront cette fable et se diront : si j’avais su, j’aurais du y consacrer effectivement un peu de mon temps (une demi-journée, de manière régulière, suffit à obtenir des résultats parfois extraordinaires).

Nous avons souhaité dédier cette fable à Georges GIOMBINI, notre ami qui nous a mis le pied à l’étrier et ainsi permis de connaître ses fabuleux moments.

Jean Claude CHATEAUZEL
Christophe CAMPIGLIA

mardi 9 mars 2010

FABLE : L ARBRE DE LA FORMATION (3/4)

Qui cache la Fôret

Beaucoup purent se réjouirent des fruits données cette année par l’Arbre de la formation. Mais avaient-ils conscience que pour en arriver là, il lui avait fallu des racines solides, à défaut d’être nombreuses, et que ces racines n’avaient pas réussies à se multiplier au cours des dernières années précédentes, malgré les appels annuels lors des précédentes assemblées générales aux différents clubs ?

Ainsi, la situation devient inévitablement difficile, et les fruits commencèrent à se faire plus rares. Les chiffres des participants des premiers regroupements de la saison 2009/10 furent un choc : 6 joueurs de -18, 12 joueurs de -15 ans en moyenne pour le département.

La greffe de la branche monégasque, par une convention Fédération Française / Fédération Monégasque, si elle fut difficile à prendre au début, était assimilée aujourd’hui, et le centre de formation de Monaco faisait désormais complètement parti du paysage départemental.

Et elle masquait la triste réalité : hors Monaco, 3 licenciés -15 présents régulièrement sur les regroupements, 2 en plus de manière épisodiques, 6 licenciés -18.

La présence de 2 -15 varois, associé à l’intégration des -13 sur les regroupements, continuaient à donner un peu de relief à ces rassemblements. Mais le constat était sans appel.

L’Arbre, qui avait donné de si beaux fruits au cours de l’année 2009, était bel et bien en train de dépérir au début de cette année 2010.

dimanche 7 mars 2010

FABLE : L ARBRE DE LA FORMATION (2/4)

L’arbre savait également que les bonnes moissons ne concernaient pas que les performances individuelles, que le collectif pouvait également entrer en ligne de compte.

Les collines Nord de Nice, profitant d’une exposition permanente au bleu clair de la méditérrannée, avaient développé une branche solide, sur laquelle de jolis fruits avaient déjà muri par le passé. Le 24 juillet 2009, Timothée BERGAGLIA, Mattieu LOPEZ, Jordan RUGARI et Alexandre LEGRAND, formé à Sport et Gaité par Jean Luc et Jérôme TRAPANI, emportaient un troisième titre de vice champion de France en formule moderne -18, en ne s’inclinant qu’en finale à ROCHEFORT.

Trois titres de vice champions de France et un podium de France. Certains auraient pu croire que la généreuse récolte se serait arrêtée là. Mais l’arbre n’avait pas fini d’offrir, servant le meilleur des ses rendements dans les jours puis semaines qui suivirent.

Ainsi, dans la foulée du titre obtenu le vendredi 24 juillet, Matthieu LOPEZ et Jordan RUGARI devenait le dimanche 26 juillet champions de France en double -18, concluant d’un titre national la formidable cueillette démarrée au printemps et poursuivie en été.

L’été indien n’arrive pas que dans les chansons. Le comité départemental des Alpes Maritimes avait permis aux amoureux de la discipline de découvrir les meilleurs fruits des cinq continents, en organisant le championnat du monde jeunes -18 et -23. Par les joueurs, un avait grandi et appris à NICE tout en concourant pour un pays voisin, de l’autre côté de la Méditerranée. Waël LAABIDI gouta et fit découvrir à tous ses supporteurs la plus belle saveur qu’il puisse exister dans le sport, celle d’un titre de champion du monde (en tir de précision -18) et le prestige d’une médaille en or.


vendredi 5 mars 2010

FABLE : L ARBRE DE LA FORMATION (1/4)

Voici le compte rendu de la commission jeunes qui a été présenté lors de l'assemblée générale 09 des Alpes Maritimes :

"A Georges GIOMBINI,

A Jean-Luc TRAPANI,

L’Arbre

Il était une fois….

A l’extrémité sud est de la France, là où les terres côtoient les rivages de la mer bleue, où les frontières sont bercées de sonorités italiennes, où les montagnes parfois enneigées veillent sur les plaines ensoleillées,

Un arbre, enraciné depuis de longues décennies, qui avait déjà donné à la communauté de beaux fruits.

Cet arbre n’était la propriété de personne. Cependant, il s’embellissait avec l’aide de ceux qui souhaitaient le voir prospérer, il renforçait ses racines au travers des bonnes volontés qui en prenaient soin.

C’était l’arbre de la formation.

Au cours de l’année 2009, cet arbre allait sûrement donner ses plus beaux fruits, ou tout au moins une récolte exceptionnelle.

Cela commença au milieu du printemps, en mai 2009. La branche issue des collines Est de Nice, arrosées par les derniers rayons du soleil couchant, s’était fortement développée au cours des années précédentes. Au France Tirs, à MARTIGUES, Waël LABIDI, formé à l’Amicale Bouliste Quartier Pasteur par Jean Claude CHATEAUZEL, décrocha un podium en finale du tir de précision -18 ans, finissant troisième du championnat de France de l’épreuve.

Les bonnes surprises se poursuivirent au cours de l’été. Les fortes chaleurs du mois de juillet 2009 n’avaient pas émoussé les capacités de l’arbre.

Irrigué par les eaux de la Cagne, l’arbre avait développé il y a cinq ans une ramification du côté de la rive droite du Var, dont les fruits allaient commencer à pousser au plein cœur de l’été. Au championnat de France de Combiné, à DARDILLY, Gaëlle CHOISY, formée à l’Union Sportive de Cagnes sur Mer par Christophe CAMPIGLIA, s’inclinant en finale du championnat de France F-15, décrochant un titre de vice championne de France.

Dans ce même championnat, Waël LABIDI (toujours) accédait également à la finale du championnat de France de combiné en catégorie -18, pour s’incliner également à la dernière marche et apporter à la communauté un second titre de vice champion de France.


mardi 2 mars 2010

LE RETOUR DU CLUB DES SIX !

La section Alpes Maritimes du club des six, dont la création officielle remonte au 30 octobre 2009 (voir billet consacré), est heureux de vous annoncer qu'il s'est étoffé de deux nouveaux adhérents ce dernier week-end.

En effet, Maxime TINACCI et Patrick LIPRANDI ont connu l'expérience d'encaisser six points dans une mène en double dans le cadre du 16D organisé ce dimanche par l'association BON VOYAGE (face à Jordan et Louis RUGARI).

Ainsi, après Patrick FORESTIER et Waël LAABIDI (qui étaient revenus avec beaucoup d'humour sur le déroulé de leur adhésion dans l'interview croisée qu'ils avaient consacré à CULTURE SPORT BOULES), Fréderic(s) FARRUGIA et RICHARD, Pierre CHANVILLARD et François CACIOLI, les deux laurentins sont les nouveaux adhérents de ce sympathique club (qui n'a pas d'autres vocation que celui de faire sourire).


dimanche 28 février 2010

BARBARA BARTHET : LE HAUT NIVEAU EN SPORT BOULES (suite et fin)

CSB : La transition F-15/F-18 a t elle été facile?

BB : Au niveau des performances, je n’ai pas trouvé une grande différence entre les F –15 et les F –18. Par contre je suis contente d’être en – 18 car maintenant je peux jouer en club et avec les seniors et c’est un tout autre monde. J’ai beaucoup de choses à apprendre. Je suis aussi très contente d’aller en équipe de France senior car j’apprends beaucoup avec les meilleures.

CSB : A mon avis, le Sport Boules a un fort potentiel de développement chez les filles (encore faut-il se donner les moyens de leur faire découvrir !). Quels conseils donnerais- tu aux filles qui débutent et à celles qui pratiquent aujourd'hui la discipline?
BB : Le premier conseil que je peux donner c’est qu’il faut d’abord se faire plaisir dans le sport qu’on a choisi. Et ensuite s’entraîner sérieusement si tu veux sortir du lot.

CSB : As tu des objectifs sportifs que tu t'es fixé pour l'avenir?
BB : Oui bien sûr je me suis fixée des objectifs. Mais je ne vous les dirais pas tous. J’aimerais progresser en boules tirées (je progresserai donc en boules tapées).
Depuis toute petite, je me suis mis des défis et j’ai toujours aimé la compétition. J’aimerais atteindre le haut de mon échelle !

CSB : Si tu devais choisir trois mots, l'un commençant par C, l'un par S, l'un par B pour décrire ou illustrer notre sport?
BB : difficile question :
Je cherche, je cherche …..
C comme C’est
S comme Sport
B comme Boules

CSB : Pour finir, quelle question aurais tu aimé que je te pose et quelle réponse y aurais tu apportée?
BB : Si tu m’avais posé la question suivante : quels (les) sont tes joueurs préférés ?
Je t’aurais répondu :
Sébastien GRAIL pour son talent et ses résultats. Il est aussi mon modèle.
Fabien JARNET pour sa classe.
Guillaume ABELFO chez les jeunes pour sa motivation et ses performances.

vendredi 26 février 2010

BARBARA BARTHET : LE HAUT NIVEAU FEMININ EN SPORT BOULES

CULTURE SPORT BOULES : Barbara, peux tu te présenter pour les lecteurs de Culture Sport Boules ?
Barbara BARTHET : J’ai 15 ans et je suis lycéenne en seconde à Mâcon. J’ai commencé le sport boules à 7 ans à Mâcon avec Guy HANIN et ensuite avec ma mère Liliane CHERIE. C’est ma mère qui a découvert ce sport et qui a tout de suite souhaiter l’enseigner. Et à chaque fois, je voulais faire pareil mais le problème c’est que je n’arrêtais pas un sport pour en faire un autre. Je cumulais les différents sports car je les aimais tous. J’ai pratiqué le triathlon, le judo jusqu’à la ceinture noire, l’athlétisme et les boules et beaucoup d’autres activités en loisirs comme le ski.
J’ai débuté au centre de formation à Mâcon et j’y suis restée car je suis plutôt fidèle et que j’ai tout ce que je peux espérer à Mâcon.

CSB : Peux-tu nous raconter le tir de ton record du monde, pour tout ceux qui n'ont pas pu le suivre?
BB : Mon record du monde s’est passé à Mâcon le 07 février 2010 lors du match de club sportif Mâcon/ASVEL.
J’ai commencé le tir progressif en tapant les deux premières boules : elles sont, pour moi, les plus importantes. Durant les cinq minutes, j’étais bien dans ma course et je ne pensais à rien. Je savais que j’avais fait 2 trous (à la 7ème et la 23ème). A la fin de mon tir, je savais que j’avais fais un bon tir mais je ne savais pas que j’avais battu le record du monde jusqu’à ce qu’on m’annonce 44/46.

CSB : A quel moment as tu senti que le record était en cours et quel sentiment as-tu aujourd'hui avec un peu de recul?
BB : Comme je l’ai dit précédemment, je n’ai su qu’à la fin que j’avais battu le record du monde. Aujourd’hui, je suis très contente d’avoir ce record. Il y a seulement 4/5 mois que je tire sur 5 minutes et je ne pensais pas atteindre ce niveau tout de suite. Maintenant, je dois continuer à travailler pour continuer à progresser.

CSB : Quelles autres épreuves joues tu en club sportif et quelles sont tes meilleures performances?
BB : En club sportif, je fais les 4 tours : combiné, progressif, simple, relais ou rapide.
J’ai fait 25 au combiné (mais chez les jeunes j’ai déjà fait 27),
Au progressif 44/46,
Au relais en club 33/54 avec ma mère et 46/54 en équipe de France avec floriane ROUX.

CSB : Tu as connu le changement de catégorisation avec la mise en place du PAJ (minime avec les garçons puis F-15 avec la différentiation garçon/fille dans la nouvelle catégorie -15). Qu'as tu préféré et pourquoi? (jouer contre les garçons en minime ou contre les filles en F-15).
BB : C’est vrai qu’avant, je jouais avec les garçons. J’ai beaucoup aimé et même préféré car le haut niveau de certains m’a permis de progresser. J’ai été sélectionnée en stage national à 11 ans et j’étais la seule fille. J’aimais bien et cela me motivais. Ensuite j’ai été sélectionnée en équipe de France minime (2 années) et à chaque fois je faisais le tir progressif. La dernière fois, en Italie, un minime italien m’a demandé si j’étais la petite amie d’un joueur ? Il ne pensait pas que je pouvais tirer !